Les chauves-souris sont les seuls mammifères capables de vol actif. En France, on recense 34 espèces, toutes strictement protégées par la loi du 10 juillet 1976, la Directive Habitats européenne (92/43/CEE) et la Convention de Berne. Toute destruction, capture, perturbation intentionnelle ou dégradation de leurs gîtes est passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement.
Biologie et comportement
Mammifères nocturnes, les chauves-souris se repèrent et chassent par écholocation — elles émettent des ultrasons et analysent l’écho renvoyé par les obstacles et les proies. Insectivores strictes, elles consomment chaque nuit jusqu’à un tiers de leur poids en insectes, jouant un rôle écologique majeur dans la régulation des populations d’insectes nuisibles.
Leur cycle de vie se divise en deux phases principales : la période estivale (avril à octobre), durant laquelle les femelles forment des colonies de mise bas dans les combles et greniers, et la période d’hibernation hivernale (novembre à mars), souvent dans des caves, tunnels ou bâtiments froids.
Pourquoi s’installent-elles dans les bâtiments ?
Les chauves-souris recherchent des gîtes chauds, sombres et tranquilles pour élever leurs petits. Les combles, greniers, espaces sous toiture, interstices de charpente et joints de maçonnerie constituent des abris idéaux. Une colonie peut regrouper de quelques individus à plusieurs centaines selon l’espèce.
Les nuisances en bâtiment
- Guano — accumulation de fientes sous les zones de repos, odeur forte, risque sanitaire (Histoplasma capsulatum, Leptospirose)
- Nuisances sonores — stridulations nocturnes audibles dans les combles pendant la période estivale
- Parasites associés — présence possible de punaises de chauve-souris (Cimex pipistrelli) et d’acariens dans les gîtes occupés
- Dégradation des matériaux — infiltration d’urine dans l’isolation et les boiseries sur le long terme
Ce que dit la loi
En présence de chauves-souris, aucune intervention directe sur les animaux n’est autorisée sans dérogation préfectorale. Il est en revanche possible d’agir sur le bâtiment en dehors des périodes de présence (octobre à mars pour la plupart des travaux), de poser des dispositifs anti-intrusion sur les accès secondaires, et de sécuriser les entrées après le départ naturel des colonies. Univers Nuisibles accompagne les propriétaires dans ces démarches en assurant une intervention strictement conforme à la réglementation.